dimanche 4 décembre 2011

Le journal des Maires

Le Journal des Maires



Le journal des Maires est un mensuel qui fut crée en 1857 sous l'impulsion du sous-préfet J. Dubarryil fut continué par Marcel Burin du Buisson.
Indépendant des pouvoirs politiques et des entreprises, il existe grâce à la confiance de ces abonnés.



*Exemplaire n°6, 61ème année, juin 1919
Cachets et annulations des journaux.
"journaux PP, 26 juin 1919, Chateauroux"

Il offre à ses lecteurs des informations détaillées sur les collectivités locales, la législation en cours, les réglements et jurisprudences utiles à tout élus locales.
Toujours publié à l'heure d'aujourd'hui, son tirage mensuel est de l'ordre de 17 000 exemplaires pour un lectorat d'environ 85 000 abonnés.


*Exemplaire n°7, 62ème année, Juillet 1920
Cachets et annulations des journaux.
"journaux PP, 13 juillet 1920, Chateauroux"







vendredi 7 octobre 2011

Quel Parcours !!!!!

Pour les amateurs voici une lettre au tarif de la lettre 1er échelon du 1er Mai 1910.

Ce pli est parti de EYGUIERES dans les Bouches du Rhône en date du 21 août 1914, levée de 14h00
Cachet de recommandation n°437 au registre.
Destiné à Mr Durand Bapt aux nouvelles facultés de sciences à Marseille, hors il semble que celui çi a été mobilisé entre temps. Le pli est alors acheminée au dépot du 341 de ligne, manque de chance il n'est pas à cet endroit là, il a apparemment rejoint la 31ème compagnie de subsistance du 11ème régiment territoriale.
Sauf qu'à l'arrivée du pli, Mr Bapt ne figure pas parmi les conscrit, n'ayant pu le trouver, ce pli est renvoyer à son expéditeur " griffe bleu", arrivée au bureau de départ celui çi appose son cachet noir "retour à l'envoyeur".
L'affranchissement est composé d'une paire de 5c semeuse camée et d'un 25c semeuse camée type IA qui correspond au tarif de 10c pour la lettre + 25c de recommandations.

Lettre recommandé

Voici une lettre recommandé au tarif du 1 avril 1920 de la lettre 1er échelon de poids.

Oblitération en date du 27 septembre 1923, levée de 13h30 de Pont-à-Mousson à Pont-à-Mousson
Etiquette rouge de recommandation "R" n°830 au registre.
Affranchissement de 60c correspondant au tarif de la lettre 1er échelon + 35c de recommandation.
Composition de 2 semeuse camée 25c bleu type IA + 10c type Pasteur

Lettre recommandé au tarif du 1er avril 1906 de la lettre 2ème échelon de poids
Oblitération en date du 7 août 1909, cachet à date de type 18 de CLAMECY , Nièvre
levée de 11h40.
Cachet de recommandation pans coupés noir.
Affranchissement à 45c correspondant au tarif de la lettre 2ème échelon du 1er avril 1906 + 25c de recommandations, tarif de 1900 inchangés.
Composition 10c semeuse camée type IA + 35c semeuse camée type I

lundi 3 octobre 2011

Tarifs intérieurs et étrangers de la lettre de 1900 à 1924

Tarifs intérieurs en 1900

- lettres 1er échelon jusqu'au 15 avril 1906 : 15c
- cartes postales jusqu'au 31 décembre 1916 : 10c
- cartes postales 5 mots jusqu'au 31 décembre 1916 : 5c
- Taxe de recommandation : 25c sur lettres, cartes postales normales jusqu'au 31 mars 1920
- Imprimés 5c jusqu'au 31 mars 1920

Tarifs étrangers en 1900

- lettres 1er échelon jusqu'au 3 octobre 1907 : 25c
- cartes postales jusqu'au 31 décembre 1916 : 10c
- imprimés jusqu'au 31 mars 1921 : 5c
- Taxe de recommandation jusqu'au 31 mars 1920 : 25c


Tarifs intérieurs du 16 avril 1906

- lettres 1er échelon jusqu'au 30 avril 1910 : 10c
Autres tarifs inchangés

4 Octobre 1907, applications du tarif intérieur français pour toutes les colonies

-cartes postales 5 mots jusqu'au 31 mars 1921 : 5c
-lettres 1er échelon jusqu'au 31 mars 1921 : 25c
Autres tarifs inchangés.

Tarifs intérieurs du 1er Mai 1910

-lettres 1er échelon jusqu'au 31 décembre 1916 : 10c
Autres tarifs inchangés.

Tarifs intérieurs du 1er Janvier 1917

-lettres 1er échelon jusqu'au 31 mars 1920 : 15c
-cartes postales jusqu'au 31 mars 1920 : 15c
-cartes postales 5 mots : 5c
-imprimés 1er échelon : 5c
-Taxe de recommandations : 25c sur lettres, cartes postales normales.

Tarifs étranger du 1er Janvier 1917

-lettre 1er échelon jusqu'au 31 mars 1921 : 25c
-cartes postales : 15c
-imprimés : 5c
-taxe recommandé jusqu'au 31 mars 1920 : 25c

Tarifs intérieurs du 1er Avril 1920

-lettres 1er échelon jusqu'au 24 mars 1924 : 25c
-cartes postales : 20c
-cartes postales 5 mots : 15c
-imprimés jusqu'au 20 avril 1930 : 1c
-taxe de recommandations : 35c sur lettres , cartes postales.

Tarifs étrangers du 1er Avril 1921

-lettres 1er échelon jusqu'au 31 mars 1924 : 50c
-cartes postales : 30c
-cartes postales 5 mots : 10c
-imprimés : 10c
-taxe de recommandation : 50c

Tarifs intérieurs du 25 mars 1924

-lettre 1er échelon jusqu'au 15 juillet 1925 : 75c
-cartes postales : 20c
-cartes postales 5 mots : 10c
-imprimés : 1c
-taxe de recommandations : 60c sur lettres, cartes postales normales.

Tarifs étrangers du 1er Avril 1924

-lettre 1er échelon jusqu'au 15 juillet 1925 : 75c
-cartes postales : 45c
-cartes postales 5 mots : 15c
-imprimés : 15c
-taxe de recommandations : 75c


Tous ces tarifs sont au 1er échelon de poids.

jeudi 22 septembre 2011

30 ans de tergiversation : la naissance du Métropolitain parisien

C'est en 1845 que né entre Paris et les compagnies de chemin de fer, l'idée d'établir un chemin de fer dans Paris.
A cette époque il s'agissait simplement de transporter les marchandises d'un point à un autre.
Cette idée restera sans suite jusqu'en 1871 à la suite des premières élections municipales de Paris. Le sujet fut remis à l'ordre du jour lors d'une réunion du conseil générale de la Seine.
Le projet proposait la création d'un chemin de fer local desservant tout le département de la Seine.
Un compromis entre les omnibus et les tramways assurant la desserte entre Paris et le réseau des chemins de fer nationale et régionale.
À l'époque, la voie ferrée dans Paris se limitait aux neuf gares terminus en cul-de-sac et aux six gares de passage interconnectées par la Petite Ceinture, ligne circulaire ouverte aux voyageurs et comprenant 21 gares. Deux projet vont alors s'opposer, la municipalité parisienne souhaitant réaliser un réseau placé sous tutelle locale et assurant une desserte de la ville répondant en priorité aux besoins de ses habitants tandis que les compagnies de chemin de fer et les services de l’État (Préfecture, Ponts et Chaussée, Conseil d'État) axent le futur réseau sur des prolongements des lignes existantes aboutissant dans les gares parisiennes (gares Saint-Lazare, du Nord, de l'Est, de la Bastille, de Lyon, d'Austerlitz, d'Enfer, des Invalides et Montparnasse) reliées entre elles par la ligne de Petite Ceinture. Le conflit est renforcé par de profondes divergences politiques.

 
Entre 1856 et 1890, plusieurs projets sont élaborés sans qu’aucun n’aboutisse. Sur le plan technique à côté de projets farfelus s’opposent les propositions de réseau aérien, à la manière des premiers métros américains, et de réseau souterrain. Les projets aériens sont contestés par ceux qui redoutent une dégradation des plus belles perspectives parisiennes, tandis que les projets souterrains suscitent des craintes pour la sécurité et la santé des voyageurs.
La combinaison de plusieurs facteurs finit par débloquer le projet parisien : on peut citer la pression de l'opinion publique mobilisée par les échecs précédents, la croissance démographique parisienne, l’exemple des capitales étrangères, l'arrivée d'hommes nouveaux à des postes clés de la municipalité, du gouvernement et des services techniques de l'État, le changement des équilibres politiques, l'apparition de lobbies industriels (les compagnies électrotechniques) favorables au métro et l’approche de l’exposition universelle de 190011. Tous ces facteurs décident les autorités à lancer enfin la construction du métro. La solution de la ville de Paris est retenue. L’État concède à celle-ci la conception et la réalisation de l’ouvrage.
Après l’adoption le 20 avril 1896 du projet de réseau de Fulgence Bienvenüe et d'Edmond Huet, le « chemin de fer métropolitain » est déclaré d’utilité publique par une loi du 30 mars 1898: le décret prévoit la construction d’une première tranche de 6 lignes avec une option pour 3 autres lignes. Les travaux sont lancés le 4 octobre 1898 dans le cadre d’une convention passée entre la Ville de Paris et la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP), propriété d'un Belge, le baron Édouard Louis Joseph Empain.

Le cahier des charges du métro de Paris précise que celui-ci sera souterrain, à traction électrique, avec une voie à écartement normal et un gabarit de 2,40 m qui interdit toute circulation des trains normaux. Le métro de Paris ne doit pas franchir les portes de Paris. Le cahier des charges impose de construire des voies avec une déclivité maximale de 40 mm/m et un rayon de courbure minimal de 75 mètres. La longueur des stations est fixée à 75 mètres. Elle sera portée par la suite à 90 mètres (effectif sur l'ensemble des lignes 1 et 4) puis 105 mètres (généralisé sur aucune ligne).
Le projet initial comporte une ligne circulaire Étoile-Nation-Étoile et deux lignes transversales, une Nord-Sud (Porte de Clignancourt-Porte d’Orléans) et une Est-Ouest (Avenue Gambetta - Porte Maillot).
La première ligne (Porte de Vincennes - Porte Maillot) est ouverte au public le 19 juillet 1900 afin de desservir les épreuves des jeux Olympiques d’été de 1900 au bois de Vincennes. Les édicules sont conçus par l’architecte emblématique de l’art nouveau, Hector Guimard.
En 1900, il y a deux classes, le prix de la première est fixé à 25cts et celui de la seconde à 15cts quelque soit le parcours.


Une seconde convention est passée le 31 janvier 1904 qui confie à une autre compagnie, la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris (Nord-Sud), la ligne entre Montmartre (en fait Notre-Dame-de-Lorette) et la Porte de Versailles. L’inauguration de celle-ci, le 4 novembre 1910 sera retardée par la crue de la Seine de janvier 1910.


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