jeudi 22 septembre 2011

30 ans de tergiversation : la naissance du Métropolitain parisien

C'est en 1845 que né entre Paris et les compagnies de chemin de fer, l'idée d'établir un chemin de fer dans Paris.
A cette époque il s'agissait simplement de transporter les marchandises d'un point à un autre.
Cette idée restera sans suite jusqu'en 1871 à la suite des premières élections municipales de Paris. Le sujet fut remis à l'ordre du jour lors d'une réunion du conseil générale de la Seine.
Le projet proposait la création d'un chemin de fer local desservant tout le département de la Seine.
Un compromis entre les omnibus et les tramways assurant la desserte entre Paris et le réseau des chemins de fer nationale et régionale.
À l'époque, la voie ferrée dans Paris se limitait aux neuf gares terminus en cul-de-sac et aux six gares de passage interconnectées par la Petite Ceinture, ligne circulaire ouverte aux voyageurs et comprenant 21 gares. Deux projet vont alors s'opposer, la municipalité parisienne souhaitant réaliser un réseau placé sous tutelle locale et assurant une desserte de la ville répondant en priorité aux besoins de ses habitants tandis que les compagnies de chemin de fer et les services de l’État (Préfecture, Ponts et Chaussée, Conseil d'État) axent le futur réseau sur des prolongements des lignes existantes aboutissant dans les gares parisiennes (gares Saint-Lazare, du Nord, de l'Est, de la Bastille, de Lyon, d'Austerlitz, d'Enfer, des Invalides et Montparnasse) reliées entre elles par la ligne de Petite Ceinture. Le conflit est renforcé par de profondes divergences politiques.

 
Entre 1856 et 1890, plusieurs projets sont élaborés sans qu’aucun n’aboutisse. Sur le plan technique à côté de projets farfelus s’opposent les propositions de réseau aérien, à la manière des premiers métros américains, et de réseau souterrain. Les projets aériens sont contestés par ceux qui redoutent une dégradation des plus belles perspectives parisiennes, tandis que les projets souterrains suscitent des craintes pour la sécurité et la santé des voyageurs.
La combinaison de plusieurs facteurs finit par débloquer le projet parisien : on peut citer la pression de l'opinion publique mobilisée par les échecs précédents, la croissance démographique parisienne, l’exemple des capitales étrangères, l'arrivée d'hommes nouveaux à des postes clés de la municipalité, du gouvernement et des services techniques de l'État, le changement des équilibres politiques, l'apparition de lobbies industriels (les compagnies électrotechniques) favorables au métro et l’approche de l’exposition universelle de 190011. Tous ces facteurs décident les autorités à lancer enfin la construction du métro. La solution de la ville de Paris est retenue. L’État concède à celle-ci la conception et la réalisation de l’ouvrage.
Après l’adoption le 20 avril 1896 du projet de réseau de Fulgence Bienvenüe et d'Edmond Huet, le « chemin de fer métropolitain » est déclaré d’utilité publique par une loi du 30 mars 1898: le décret prévoit la construction d’une première tranche de 6 lignes avec une option pour 3 autres lignes. Les travaux sont lancés le 4 octobre 1898 dans le cadre d’une convention passée entre la Ville de Paris et la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP), propriété d'un Belge, le baron Édouard Louis Joseph Empain.

Le cahier des charges du métro de Paris précise que celui-ci sera souterrain, à traction électrique, avec une voie à écartement normal et un gabarit de 2,40 m qui interdit toute circulation des trains normaux. Le métro de Paris ne doit pas franchir les portes de Paris. Le cahier des charges impose de construire des voies avec une déclivité maximale de 40 mm/m et un rayon de courbure minimal de 75 mètres. La longueur des stations est fixée à 75 mètres. Elle sera portée par la suite à 90 mètres (effectif sur l'ensemble des lignes 1 et 4) puis 105 mètres (généralisé sur aucune ligne).
Le projet initial comporte une ligne circulaire Étoile-Nation-Étoile et deux lignes transversales, une Nord-Sud (Porte de Clignancourt-Porte d’Orléans) et une Est-Ouest (Avenue Gambetta - Porte Maillot).
La première ligne (Porte de Vincennes - Porte Maillot) est ouverte au public le 19 juillet 1900 afin de desservir les épreuves des jeux Olympiques d’été de 1900 au bois de Vincennes. Les édicules sont conçus par l’architecte emblématique de l’art nouveau, Hector Guimard.
En 1900, il y a deux classes, le prix de la première est fixé à 25cts et celui de la seconde à 15cts quelque soit le parcours.


Une seconde convention est passée le 31 janvier 1904 qui confie à une autre compagnie, la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris (Nord-Sud), la ligne entre Montmartre (en fait Notre-Dame-de-Lorette) et la Porte de Versailles. L’inauguration de celle-ci, le 4 novembre 1910 sera retardée par la crue de la Seine de janvier 1910.


dimanche 18 septembre 2011

Conservation de la faune

En juillet 1957, aux ETATS-UNIS, quatre mois avant l'émission de ce timbre, le Washington Post avait rapporté que le nombre de grues blanches s'élevait à 31 unités, la plus haute proportion depuis 1950, peu de temps après 34 grues furent recensées.
Après des décennies d'effort conjointes des écologistes américains et canadiens, la population devenue la coqueluche de l'Amérique est passée à 200 dans l'embryon original, en 2001 les marques d'une nouvelle population furent découverte dans l'Est des Etats-Unis.
La grue blanche d'Amérique reste l'une des espèces les plus rares d'Amérique du Nord et l'une des espèces les plus menacé dans le monde.


Les premiers timbres postaux américains estampillés " Wildlife conservation" furent émis en 1956, ils représentaient le dindon sauvage, l'antilope d'Amérique et le saumon king d'une valeur de 3 cents.
Ces trois timbres furent si populaires qu'il fut décidé dans émettre un 4ème en 1957 (notre timbre sur ce pli)

Premier jour d'émission, bloc de 4 "Whooping Crane" en date du 22 novembre 1957 de la Nouvelle-Orléans.
Plusieurs états ont émis simultanément la même avec des dessins différents sur l'enveloppe.

Les Iles Orcades (Antartique Argentine )

L’Antarctique Argentine est une région de l'Antarctique étant revendiqué comme faisant partie intégrante du territoire national de l'Argentine, comprenant la péninsule Antarctique et une section se prolongeant au pôle Sud délimité entre les méridiens 25°ouest et 74° ouest et de latitude 60° sud.

L'Antarctique Argentine est une commune administrative de la province de Terre de Feu, Antarctique et iles de l'Atlantique sud.
Les autorités demeurent à USHUAÏA ou le gouverneur nomme chaque année le délégué qui représentera l'autorité civile de la zone.
Découvertes en novembre 1821 par James Weddell, puis en décembre par le britannique Georges Powell et l'américain Nathaniel Palmer, les Iles Orcades du Sud, sont un petit groupes d'îles antarctiques appartenant à un archipel de l'Océan Austral.
Situées au Sud du 60e parallèle sud, les îles Orcades du Sud tombent sous le traité sur l'Antarctique qui suspend toute souveraineté sur elles. Elles sont néanmoins revendiquées par le Royaume-Uni (comme partie du territoire britannique antarctique) et l'Argentine (comme partie de l'Antarctique argentine).
Une station scientifique y demeure depuis 1903. 

Lettre souvenir de la campagne scientifique de 1967-1968 détachement naval des Orcades,
cachet oblitération Orchadas Del Sur- Antartida Argentina en date du 19 Enero (janvier) 1968 ,
à destination de Buenos Aires, au dos cachet d'arrivée daté du 10 février 1969. Il semblerait que l'expédition est durée une bonne année.et que ce pli est attendu la fonte des glaces et le navire de relève du détachement pour être acheminé.

samedi 17 septembre 2011

Lettres de métropole 6

(Coll. FRANTZ.M )
Lettre de 1855, cachet à date noir pour les lettres en port dû de Paris vers la province,
Début d’utilisation en 1852.
Les cachets à date bleu de ce type sont de Paris à Paris.
Indication de départ ( 3ème sur ce pli ), indication de la route emprunté ( 7 sur ce pli ).
Cette lettre est parti de Paris en port dû le 12 Août 1855, au verso moyen cachet à date de type 14 utilisé de 1836 à 1856, arrivée à APT le 14 Août 1855.
Se rapporter au Catalogue POTHION des marques postales pour en connaître l'indice de rareté.

Afrique Equatoriale française

L' Afrique Équatorial Française 

L' Afrique Équatorial Française était un gouvernement général regroupant dans une même fédération plusieurs colonies françaises d'Afrique central.

Sa superficie atteignait 2 500 000 kilomètres carrés soit 5 fois la France, elle s'étendait du Sahara au fleuve Congo, et de l'océan Atlantique aux monts du Darfour.

Elle était formé de 4 colonies ou régions: le Gabon, le Moyen Congo, le Tchad et l' Oubangui-Chari.

" Le 15 janvier 1910 marque la naissance de l'Afrique-Équatoriale française. Cette même année, un décret garantit théoriquement une part du produit des récoltes de caoutchouc aux travailleurs autochtones, mais il demeure largement inappliqué dans les faits. D'hypothétiques droits sont conférés aux travailleurs, mais se heurtent aux mesures arbitraires des grandes sociétés privées. De fait, lors d'un voyage au Congo français en 1925-1926, André Gide témoigne du régime de terreur appliqué aux « indigènes » (assassinats, bastonnades, emprisonnements arbitraires) qu'il consignera dans son ouvrage « Voyage au Congo " (source wikipédia)
 
 
 Lettre de Stains à destination de DOUALA au Cameroun, en date du 20/08/1938, affranchissement comportant un timbre de 65c bleu type "Paix", tarif de la lettre 1er échelon du 12 juillet 1937 et 4 timbres à 1fr type "Paix", on peut supposer que le tarif aérien appliqué est celui du 1/09/1935 soit 2fr par tranche de 5gr, ce pli dépassait certainement les 5gr.
Parti de Stains le 20/08, il est arrivé le 19/08 au bureau de Paris Aviation-Service Étranger, celui çi était en charge de collecter toutes les correspondances à destination de l'étranger  et de confectionner les dépêches.
Toutefois, comme vous le voyez sur ce pli, il semble que le préposé en charge de la machine à affranchir, est omis de changer la date du bloc dateur qui aurait dû être le 21/08.
Il est arrivé à destination le 24/08 à DOUALA.
La mention "Boite Postale 169" a été rajouté par l'expéditrice de ce pli, le destinataire lui ayant surement fait part de cette nouvelle disposition pour la réception de son courrier.
Il faut savoir qu'une boite postale peut être loué par un particulier ou une entreprise auprès d'un bureau de poste pour une durée indéterminée.

L'ancienne colonie allemande du Cameroun fut placé en 1919 sous protectorat Français par la société des Nations. Bien que souvent assimilé à l'Afrique Équatorial Française, le Cameroun jouit d'un statut spécial ( commissariat autonome) ce qui la distingue de la fédération proprement dite.
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